L’avenir est incertain


Construire une activité basée sur YouTube ou sur les réseaux sociaux, ça revient à lancer un commerce dans un local qu’on emprunterait à quelqu’un sans avoir de contrat.

Du jour au lendemain, le propriétaire peut décider de te faire partir et si c’est le cas, tu perdras tout ce que tu avais construit. Tous les efforts que tu avais fournis pour rénover la boutique et pour bâtir ta clientèle auront été vains.

Sur le web, c’est pareil : faire de YouTube ou de n’importe quel réseau social le moteur de ton activité, c’est construire une entreprise sur un terrain qui ne t’appartient pas et dont les règles d’occupation peuvent changer du jour au lendemain.

On se souvient tous, par exemple, de ce qui s’est passé sur Facebook il y a quelques années :

Autrefois, les utilisateurs du réseau social voyaient absolument TOUS les statuts publiés par les pages qu’ils avaient likées. Les pages Facebook fonctionnaient comme des mailing-lists : les posts n’étaient pas filtrés par un algorithme.

Beaucoup de créateurs s’étaient donc investis pendant des mois ou des années pour accumuler une audience sur leur page et certains avaient même dépensé des sommes considérables en publicité pour le faire…

Puis, un beau matin, Facebook a décidé d’arrêter de montrer tout ce que publiait une page à ses fans.

Pour beaucoup de créateurs, ça a été un drame. Des entreprises entières ont été rayées de la carte, du jour au lendemain.

Aujourd’hui, 3% des fans d’une page, en moyenne, voient un post publié sur une page Facebook.

On pourrait aussi parler de Reddit, qui avait banni 2 000 communautés en une journée, suite à un changement de ses conditions d’utilisation.

Ou de la fermeture abrupte de Vine, un réseau social qui était un peu l’équivalent de TikTok dans les années 2010.

On pourrait parler aussi des changements incessants de l’algorithme de YouTube. De l’obsession de la plateforme d’y faire rester les utilisateurs (suppression des annotations en 2019, description masquée il y a deux ou trois ans pour rendre les liens externes moins visibles, puis mise en place d’une flèche difficile à cliquer pour pouvoir voir cette fameuse description…).

Étant donné la direction que les choses prennent chez YouTube, il n’est pas exclu qu’un jour, les liens externes deviennent non-cliquables, comme c’est le cas sur Instagram…

On pourrait parler aussi de Twitter (ou de « X », à moins que le nom change encore à la prochaine pleine lune), une plateforme sur laquelle personne ne sait quels changements seront faits demain, après-demain et encore moins dans une semaine.

On pourrait parler aussi de la décision abrupte de YouTube et d’Instagram de mettre en avant les vidéos verticales courtes au détriment de tout le reste, pour faire concurrence à TikTok.

Qui sait quelle sera la mode que ces plateformes essaieront de suivre dans un an, dans deux ans ou dans trois ans, quand ce sera autre chose qui aura remplacé les vidéos courtes ?

L’avenir des créateurs sur les plateformes est incertain et il le deviendra de plus en plus, parce que la durée de ce genre de cycles se raccourcit à mesure que le temps passe. Autrefois, sur le web, un format ou une mode durait bien plus longtemps qu’aujourd’hui et malheureusement, les choses ne risquent pas de ralentir et encore moins de se stabiliser…

À l’heure actuelle, la durée de vie d’un influenceur est de deux à trois ans, entre la date à laquelle il fait son premier grand pic d’audience et celle à partir de laquelle sa visibilité commence à chuter de façon définitive et ce phénomène risque aussi de s’accélérer…

Pourtant, au milieu de tout ce chaos, il y a des choses qui durent : ce sont celles qui appartiennent aux créateurs et qui sont indépendantes des plateformes :

Les newsletters et, dans une certaine mesure, les podcasts.

L’e-mail existait bien avant les réseaux sociaux et il est encore plus florissant aujourd’hui qu’autrefois.

Faire de sa mailing-list le moteur de son activité, c’est à peu près la seule solution qui reste pour s’assurer une durabilité, pour se protéger des lubies des plateformes, des effets de mode et des changements des algorithmes.

Il y a des newsletters que je suis depuis une vingtaine d’années. Depuis le temps, beaucoup de choses ont changé sur le web, les créateurs d’une époque ont disparu pour laisser leur place à d’autres générations. Mais parmi ceux que je suivais par e-mail il y a une vingtaine d’années, la plupart sont encore là et… je les suis toujours...

L’e-mail, c’est le seul média qui n’a pas vraiment changé avec le temps. Bien sûr, il y a eu quelques évolutions, comme l’onglet « promotions » de Gmail, ou iOS 14 qui rend le tracking des taux d’ouverture un peu moins fiable. Mais rien de tout ça n’a eu l’effet que certains craignaient.

La fin de la blogosphère et la grande migration des créateurs vers YouTube (aux alentours de 2015) ont créé un énorme appel d’air pour les newsletters, parce qu’aucune plateforme ne permettait plus vraiment de faire tourner une activité web basée sur des articles :

Medium n’a jamais vraiment pris en France, Twitter ne permet pas (encore) de publier des articles longs, et l’engouement des géants de la Tech pour la vidéo a laissé un grand vide : il n’existe pas de « YouTube pour les articles ».

Ce sont les newsletters qui ont comblé ce vide, au lieu que ce soit une plateforme centralisée. C’est une bonne chose, parce que les newsletters, justement, sont décentralisées : elles laissent le contrôle aux créateurs, contrôle qu’ils avaient perdu depuis l’émergence des algorithmes.

Pourtant, certains ont essayé de centraliser les newsletters et de les contrôler. C’est le cas de SubStack, avec les déboires que l’on connaît…

Bref, les newsletters décentralisées vivent leur heure de gloire, avec des outils comme Ghost et ConvertKit, qui respectent l’indépendance des créateurs et leur permettent de garder le contrôle sur leur propre liste, au lieu d’essayer de les enfermer et de les contrôler, comme le font Meta et YouTube.

Les newsletters, c’est un peu comme le village d’Astérix : c’est le dernier territoire qui résiste encore et toujours à l’envahisseur.

On pourrait faire, aussi, le parallèle avec les banques : YouTube et Meta, ce sont les banquiers. Les newsletters, ce sont les monnaies décentralisées, qui échappent au pouvoir des géants.

Faire d’une newsletter le moteur de son activité, c’est l’acte le plus libre que l’on puisse poser quand on est créateur. C’est un acte révolutionnaire, même, parce qu’avec leurs newsletters, les petits créateurs reprennent le contrôle sur leur travail et se libèrent de l’emprise des puissants.

C’est aussi s’assurer une stabilité et un avenir dans un monde qui change de plus en plus vite.

Mon tout dernier manuel, le Manuel des newsletters, contient toutes méthodes dont tu as besoin pour créer une activité stable, fiable, durable et profitable avec une newsletter.

Tu vas y découvrir par exemple :

– La formule pour faire un beau volume de ventes sur ta newsletter SANS provoquer de désinscriptions et en gardant la confiance de tes inscrits (page 16).

– Comment faire des ventes depuis n’importe quel e-mail envoyé à ta newsletter (même si son sujet n’a rien à voir avec le produit qui est mis en avant) (page 52).

– La liste de toutes les méthodes de vente (SANS copywriting) que tu peux ajouter à ta boîte à outils pour obtenir de beaux résultats au fil des semaines et des mois. Ces méthodes sont « douces » : elles permettent de faire des ventes tout en limitant les désinscriptions et en préservant l’intérêt et la confiance que t’accordent tes inscrits. (page 66).

– Comment trouver des inscrits depuis les réseaux sociaux, de façon complètement automatisée (page 78).

– Comment remplir ta mailing-list avec la publicité (sans devoir créer de pubs agressives, ni dépenser un budget élevé) (page 84).

– Les stratégies pour remplir ta mailing-list SANS créer de contenu sur YouTube ou ailleurs et SANS faire de publicité (idéal pour ceux qui sont allergiques à la vidéo et à la pub) (page 89).

– La méthode pour faire tourner ta newsletter automatiquement, en recyclant tes anciens e-mails (et peut-être prendre ta retraite beaucoup plus tôt que prévu…) (pages 102 et suivantes).

– La méthode complète pour concevoir la page d’accueil du site de ta newsletter (partie par partie) et les erreurs à ne pas faire lorsque tu rédiges cette page (page 42).

– Tout savoir sur les newsletters payantes : une stratégie à déployer si tu n’as pas encore de produit à vendre (c’est ta newsletter qui deviendra ton produit, et tu pourras facturer tout de suite un abonnement mensuel) (page 29).

Tout est dans le Manuel des newsletters.

Si le temps est venu pour toi de créer une activité stable, fiable, durable et profitable avec une newsletter, c'est le moment de te le procurer.


📷 La photo du jour :

Un coucher de soleil sur la vallée.


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