3 mythes sur nos métiers


Il y a des mythes qui ont la peau dure et malheureusement, ils empêchent beaucoup de créateurs d’obtenir les résultats qu’ils méritent.

Le premier mythe, c’est celui selon lequel les résultats seraient proportionnels aux vues :

Obtenir 10 fois plus de vues n’a jamais permis d’obtenir 10 fois plus de résultats, parce que, à mesure que l’audience s’élargit, d’une part, les personnes qui en font partie sont moins impliquées et moins qualifiées et, d’autre part, plus on doit parler de sujets généralistes pour les intéresser. Ce qui a tendance à faire fuir son « cœur d’audience », c’est-à-dire sa vraie clientèle.

Lorsqu’on essaie d’avoir l’audience la plus grande possible, on le fait presque toujours au détriment de sa clientèle. On sacrifie la qualité, la profondeur, l’implication… au profit du nombre.

Le deuxième mythe qui a la peau dure, c’est celui selon lequel il serait indispensable de se présenter comme un « leader » pour réussir dans ce métier :

Aujourd’hui, « gourou qui sait tout et qui a toujours raison » est un positionnement saturé. À côté de toi, des milliers d’autres créateurs prennent exactement la même posture. Il est devenu presque impossible de se différencier lorsqu’on choisit cette attitude.

Au contraire, la posture « sage », celle qui propose un regard profond sur une thématique dans laquelle presque tous les autres créateurs ne parlent que de choses superficielles et éphémères est un positionnement d’avenir. C’est aussi une posture durable, qui permet à ton contenu d’être intemporel, et donc republiable au fil des ans.

Le troisième mythe est celui qui consiste à croire que les plateformes jouent dans le même camp que nous ; que nos intérêts sont alignés avec les leurs ; qu’il faut écouter et appliquer les conseils d’utilisation qu’elles donnent ou pire, que c’est une bonne décision de faire partie de la « culture YouTube », de la « culture Instagram » ou de la « culture TikTok ».

Ces plateformes ne travaillent que dans un seul but : faire rester les gens le plus longtemps possible sur leurs applications, afin de leur montrer le plus de publicités possible.

Cet objectif est exactement le contraire du nôtre : en se soumettant au bon vouloir des plateformes, à leurs codes et à leurs normes, on se tire une balle dans le pied.

C’est comme si un petit artisan décidait de travailler dans l’intérêt de Carrefour, d’Auchan ou d’Amazon. Ça n’a aucun sens.


📷 La photo du jour :

Il reste encore des travaux de toiture à faire chez moi. Ici, l'arrière de la maison des chiens (qui était autrefois un atelier). Ça sera pour le printemps : en attendant l'hiver je vais juste solidifier tout ça.


☘️ Reçois ma newsletter :