Déception et fierté


Si tu t’attendais à faire 100 ventes et que tu en as fait 10, tu seras déçu.

Mais si tu t’attendais à en faire 10 et que tu en as fait 100, alors tu seras fier de toi.

Si tu t’attendais à avoir 1 000 vues sur ta vidéo et que tu en as eu 100, tu seras déçu.

Mais si tu t’attendais à en avoir 100 et que tu as eu 1 000, alors tu seras fier de toi.

Si tu attends beaucoup de quelqu’un, et qu’il ne t’apporte qu’un peu de ce que tu attendais, alors tu seras déçu.

Mais si tu ne t’attendais à rien et qu’il t’a apporté un petit quelque chose, alors tu lui en seras reconnaissant.

La satisfaction que l’on retire d’une expérience, d’un résultat, d’un objet ou d’un environnement n’a rien à voir avec la chose en question : tout dépend de ce qu’on en attendait.

C’est pareil avec l’argent :

Les premiers 100 euros que tu as gagnés grâce à ton activité, le jour où tout a commencé, ils t’ont probablement apporté mille fois plus de fierté que la toute dernière vente à 100 euros que tu as encaissée ce matin, cinq ou dix ans après.

Un résultat nous rend fier lorsqu’il dépasse nos espérances.

Ça veut dire que lorsqu’on travaille par plaisir, sans trop s’inquiéter des résultats, sans passer la journée les yeux rivés à ses statistiques, en étant là d’abord pour se faire plaisir en créant et pour aider son audience à progresser…

Alors on est TOUJOURS fier de soi, quel que soit le chiffre du mois, de la semaine ou de la journée.

Ça ne veut pas dire qu’on n’essaie pas de progresser pour autant. Ça veut juste dire qu’on ne se fixe pas des objectifs qui sont de nature à nous démoraliser.

Prendre du plaisir dans son travail, ou bien le voir comme une torture inévitable pour pouvoir gagner sa vie, c’est quelque chose qui se passe dans la tête et uniquement dans la tête.

Il y a un bouton sur lequel on peut appuyer pour transformer instantanément la façon dont on se sent au travail : il suffit d’arrêter de s’accrocher à des espérances et à des objectifs inatteignables.

Quand les résultats sont en baisse, on prend le temps de modifier son système. Et on essaie, bien sûr, de l’améliorer au fur et à mesure.

Mais on ne s’accroche pas à l’espoir de casser tous les scores sur YouTube à chaque vidéo qu’on poste. On ne s’accroche pas non plus à celui de faire de chacun de nos produits un best-seller.

Parce que ça, c’est la recette d’une vie misérable, rongée par l’anxiété, dans laquelle on aura très peu de bonnes surprises, de joies et de fiertés.

Tout ça se passe dans la tête, et uniquement dans la tête. Les chiffres n’ont rien à voir avec le sens qu’on leur donne.


📷 La photo du jour :

Ça bosse !


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